Le 03 juin 2017 aux environs de 22h08, un van blanc fauchait délibérément des dizaines de piétons sur le trottoir du London Bridge. Trois assaillants descendaient ensuite du véhicule, poignardant des clients attablés dans les bars et restaurants du quartier, avant d’être neutralisé par la police. Les assaillants identifiés comme étant Khuram Shazad Butt, Rachid Redouane et Youssef Zaghba, ont fait huit morts parmi lesquelles figurent trois ressortissants français : Alexandre Pigeard, Xavier Thomas et Sébastien Bélanger. Quarante-huit personnes avaient également été blessées.
Les trois auteurs étant décédés sur place, la justice britannique s’est orientée vers une procédure d’inquests, c’est-à-dire des enquêtes judiciaires publiques propres au droit anglais. En 2019, un jury a conclu que les assaillants avaient été légalement abattus par les policiers, après avoir ignoré des sommations claires. Le débat s’est alors déplacé vers les services de renseignement : Khuram Butt était sous surveillance active du MI5, les services secrets britanniques, depuis 2015, et la suspension temporaire de cette surveillance, pour des raisons de ressources, a été vivement contestée par les avocats des familles. Le MI5 a défendu ses décisions comme "logiques et proportionnées". Aucun complice n’a été inculpé.
En France, le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une information judiciaire pour tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste. Sans réseau identifié ni survivant parmi les auteurs, la procédure n’a pas débouché sur des poursuites.
En ce jour, la FENVAC rend hommage aux victimes et rescapés de cet attentat.





