Le 21 juin 2023, vers 16h55, une explosion se déclarait au 277 rue Saint-Jacques, dans le 5e arrondissement de Paris. Ce pavillon du XVIIe siècle, appartenant à l’ensemble militaire du Val-de-Grâce et abritant une école de mode, la Paris American Academy, a été entièrement détruit par l’explosion entraînant l’effondrement de sa façade et un important incendie.
La catastrophe a coûté la vie à trois personnes. L’une d’elles, une enseignante, n’a été retrouvée sous les décombres que plusieurs jours après les faits. Deux autres victimes, grièvement blessées lors de l’explosion, sont décédées dans les semaines suivantes des suites de leurs blessures. Au total, une cinquantaine de personnes ont été blessées dont plusieurs grièvement et quatre immeubles voisins ont subi d’importants dommages. Une quarantaine de personnes ont été prises en charge par la cellule d’urgence médico-psychologique de la Ville de Paris. Plus de 250 pompiers ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie. Des chiens de détection ont été déployés pour localiser d’éventuelles victimes coincées sous les décombres et plusieurs immeubles voisins ont été évacués dans l’urgence. Une fuite de gaz est fortement suspectée d’être à l’origine de la catastrophe, mais son point de départ exact, à l’intérieur du bâtiment ou en lien avec des travaux réalisés à l’extérieur n’a pas encore pu être déterminé. Par ailleurs, il a été constaté qu’aucun plan de prévention des risques ni aucune procédure de mise aux normes n’était en vigueur dans l’immeuble, en dépit de son statut de monument historique classé.
Dès les premiers jours, la procureure de Paris Laure Beccuau a indiqué que les premiers éléments laissaient penser que l’explosion avait pris naissance à l’intérieur du bâtiment, et que les enquêteurs allaient examiner si les conditions du bâtiment étaient en violation des réglementations ou si une personne avait fait preuve d’un manque de prudence.
Le 3 juillet 2023, une information judiciaire a été ouverte et est toujours en cours contre X pour homicide et les blessures involontaires par violation manifestement délibérée d’une obligation de sûreté ou de prudence prévue par la loi ou le règlement.
Partie civile dans l’information judiciaire en cours et représentée par le cabinet Bibal, la FENVAC poursuit son engagement auprès des victimes de ce drame, qui se sont rassembler en collectif ayant pour nomination « Collectif Val de Grâce » en leur apportant soutien et accompagnement. Olivier Protard, trésorier du Collectif, a rejoint le conseil d’administration de la Fédération afin de participer aux travaux menés en faveur de la prévention et de la justice.
Trois ans se sont écoulés depuis la tragédie. L’instruction judiciaire est toujours en cours, et aucune mise en examen n’a été publiquement annoncée à ce jour. Pour les victimes et leurs familles, l’attente de la vérité et d’une reconnaissance judiciaire se prolonge.
En ce jour, nous rendons hommage aux victimes de cette explosion et témoignons tout notre soutien aux sinistrés.
La FENVAC a été présente à la 3ème commémoration de ce drame et nous vous partageons quelques photographies prises.
Alain POLONSKY, président du Collectif Val-de-Grâce
Marie-Claude DESJEUX, vice-présidente de la FENVAC en charge des relations extérieures












