Il y a six ans, une attaque terroriste était perpétrée rue Nicolas-Appert, à Paris, devant les locaux de la société de production Premières Lignes, installée dans l’immeuble qui avait autrefois abrité la rédaction de Charlie Hebdo. En fin de matinée, deux salariés de Premières Lignes, qui se trouvaient devant l’immeuble pour une pause, étaient violemment agressés à l’arme blanche. Tous deux étaient grièvement blessés.
L’assaillant, Zaheer Mahmoud, pensait s’en prendre à des journalistes de Charlie Hebdo, dont il ignorait qu’ils avaient quitté les lieux depuis l’attentat du 7 janvier 2015. Son acte intervenait alors que se tenait à Paris le procès des attentats de janvier 2015 et que le journal avait récemment republié les caricatures de Mahomet.
Pour les deux victimes, cette attaque a laissé des blessures physiques et psychologiques profondes. Lors du procès, l’une d’elles a notamment témoigné des séquelles encore présentes plusieurs années après les faits, rappelant combien les conséquences d’un attentat s’inscrivent dans la durée. La FENVAC, constituée partie civile dans ce dossier, s’est tenue à leurs côtés afin de leur exprimer son soutien.
Le procès de l’auteur et de cinq autres personnes s’est tenu en janvier 2025 devant la cour d’assises spécialement composée des mineurs de Paris. Le 23 janvier, Zaheer Mahmoud a été condamné à trente ans de réclusion criminelle pour tentatives d’assassinat terroriste et association de malfaiteurs terroriste. Ses cinq coaccusés ont également été condamnés à des peines allant de trois à douze ans d’emprisonnement.
Six ans après les faits, la FENVAC adresse son soutien et sa solidarité aux deux victimes de cette attaque.





