Il y a seize ans, le 15 juillet 2009 une violente explosion se produisait au sein de l’usine de Carling. L’ouverture de la vanne d’un brûleur a libéré dans le four 12 kilos de gaz en 90 secondes. Un ouvrier a déclenché son allume-gaz et le four a explosé. Cela a coûté la vie à l’opérateur en question et son collègue.
Une enquête était rapidement ouverte et trois ans après le drame, la filiale de Total regroupant ses activités de pétrochimie en France et l’ancien directeur de l’usine, Claude Lebeau, ont été mis en examen pour homicides et blessures involontaires.
Pour le procureur, Olivier Glady, Total avait multiplié les fautes dans cette affaire. Il avait requis 200 000 euros d’amende à l’encontre de l’entreprise ainsi que deux ans de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende à l’encontre de Claude Lebeau.
Le 13 juin 2016, le verdict est rendu. Le tribunal correctionnel de Sarreguemines a retenu la responsabilité de l’entreprise et de son directeur pour faute caractérisée. Il a condamné Total à 200 000 euros d’amende et Claude Lebeau à un an d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende. Estimant cette décision trop sévère, les avocats de la défense ont interjeté appel. Cependant, le 3 novembre 2016, ils finissent par se désister invoquant un « dialogue avec les familles des victimes ».
Constituée partie civile dans cette procédure et représentée par Maître Frédéric Bibal, la FENVAC tient à exprimer sa solidarité avec les familles endeuillées, les blessés et l’ensemble des salariés marqués par ce terrible drame.
Aujourd’hui, nous leur rendons hommage et nous renouvelons notre engagement auprès d’eux ainsi qu’auprès de toutes les victimes d’accidents collectifs afin que leurs voix soient entendues et leurs souffrances reconnues.
Nous ne les oublions pas.





