MÉMOIRE I Nous rendons hommage aux victimes des attentats de Trèbes et Carcassonne

Le 23 mars 2018, en milieu de matinée, Radoune LAKDIM volait un véhicule à Carcassonne après avoir abattu le passager, Jean Mazières, et blessé grièvement le conducteur par balle. Sur sa route, il tira ensuite sur des policiers qui faisait leur footing devant la caserne, l’un d’eux fut gravement touché.

Arrivé au Super U de Trèbes, il a assassiné Christian Medvès et Hervé Sosna, avant de prendre en otage une salariée du magasin. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame réussira à prendre la place de cette salariée, en négociant avec le terroriste. Blessé par balles et à l’arme blanche par l’assaillant, il décédera des suites de ses blessures après l’assaut du GIGN qui neutralisa le terroriste.

Lors de cet attentat, quatre personnes ont perdu la vie et quinze personnes blessées.

Les équipes de la FENVAC s’étaient dès alors mobilisées à Carcassonne pour concourir aux dispositifs de prise en charge des victimes.

L’enquête et l’ouverture d’une information judiciaire ont été menées par la section antiterroriste du parquet de Paris dès le 27 mars 2018. Les juges d’instruction en charge de l’affaire ont mis en examen la compagne du terroriste, ainsi que plusieurs personnes soupçonnées de l’avoir aidé à divers titres dans la préparation de ses actes meurtriers.

Du 22 janvier au 23 février 2024, Ahmed Arfaoui, Sofian Boudebbouza, Reda El Yaakoubi, Baghdad Haddaoui, Samir Manaa, Sofiane Manaa et Marine Pequignot étaient renvoyés devant la Cour d’assises spécialement composée de Paris. Cinq d’entre eux ont été poursuivis pour association de malfaiteurs terroristes et deux autres pour non-dénonciation de crime terroriste. Au terme des débats, la Cour d’Assises Spécialement composée de Paris a rendu son verdict. L’association de malfaiteurs terroriste n’a finalement été retenue qu’envers Marine Pequignot, l’ancienne petite amie de Radouane Lakdim, qui a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement dont deux avec sursis. Ayant déjà effectuée sa peine en détention provisoire, elle était finalement ressortie libre. Les six autres accusés ont, quant à eux, étaient condamnés à des peines d’emprisonnement allant d’un an à quatre ans d’emprisonnement.

Présente lors de ce procès, la FENVAC a accompagné ensuite les victimes et leurs proches, face à un verdict qu’ils ne comprenaient pas et si difficile à entendre.

En cette triste date d’anniversaire, nous ne les oublions pas et nous restons solidaires de tous les proches des victimes et des rescapés de cette terrible attaque terroriste.

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