LA FENVAC INTERVIENT À LA CONFÉRENCE SUR LA SÉCURITÉ ET L’INTEROPÉRABILITÉ FERROVIAIRES LORS DES 20 ANS DE L’EPSF

Le 12 mars 2026, la FENVAC était représentée par son vice-président, Jean‑Luc Marissal, lors de la Conférence sur la sécurité et l’interopérabilité ferroviaires organisée par l’Établissement Public de Sécurité Ferroviaire - EPSF.

La conférence s’est articulée autour de plusieurs séquences thématiques : la table ronde 1 « La sécurité n’a pas de prix mais à quel coût ? », la table ronde 2 « Simplifier pour avancer : la quête de l’impossible ? », une discussion consacrée à l’intelligence artificielle au service de la sécurité ferroviaire et une session spéciale marquant les 20 ans de l’EPSF et les perspectives de la sécurité ferroviaire.

Invité à intervenir lors de la première table ronde, Jean-Luc Marissal a apporté la voix des victimes au cœur des réflexions sur la sécurité du système ferroviaire. Aux côtés de René Amalberti, directeur de la Fondation pour une culture de sécurité industrielle (FONCSI), et de Yann Leriche, directeur général de Getlink, les échanges ont porté sur les enjeux humains, techniques et économiques de la sécurité dans les transports ferroviaires.

La parole des victimes au cœur du débat

Victime de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge en 2013, Jean-Luc Marissal est revenu sur ce moment qui a marqué sa vie : la sensation du train qui déraille, le chaos à bord, l’évacuation des voyageurs et les conséquences humaines d’un accident qui a fait 7 morts et plus de 200 blessés.
Au-delà du traumatisme initial, il a également évoqué la longueur et la difficulté du parcours des victimes, confrontées pendant des années à des expertises, à des procédures judiciaires longues et à la nécessité permanente de faire reconnaître leurs préjudices.

Son témoignage a rappelé avec force que derrière les débats techniques et économiques sur la sécurité se trouvent des vies bouleversées, des familles meurtries et des traumatismes durables.

Investir dans la prévention

Lors de la table ronde, Jean-Luc Marissal a souligné qu’un investissement régulier dans l’entretien et la maintenance des infrastructures constitue un levier primordial pour réduire le risque d’accident. Comme pour tout système complexe, l’anticipation et la prévention coûtent toujours moins cher que les conséquences humaines, sociales et financières d’une catastrophe.
Il a également rappelé que les conclusions des rapports d’enquête et des procès doivent se traduire concrètement par des améliorations des organisations de travail, des moyens humains et de la formation des équipes chargées de la sécurité.

L’engagement constant de la FENVAC

La FENVAC poursuit son action pour améliorer la sécurité des transports et défendre les droits des victimes. La fédération participe notamment à différents groupes de travail sur la sécurité, comme les projets d’amélioration aux passages à niveau ou les dispositifs visant à renforcer la sécurité des transports scolaires. Elle agit également pour inciter les pouvoirs publics à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les catastrophes, favoriser les partenariats avec les acteurs de la sécurité et participer aux instances de réflexion consacrées à la protection des personnes.

Notre participation à cette conférence illustre une conviction forte : la sécurité des transports doit se construire avec l’expérience et la parole des victimes. La FENVAC remercie l’EPSF pour son invitation et pour l’organisation de cette journée d’échanges qui a permis de réunir de nombreux acteurs du secteur ferroviaire - institutions, exploitants, experts et représentants d’usagers - autour des grands enjeux de la sécurité ferroviaire.

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